Catégorie: kulture

érudit et inspiré

J’avais préparé une liste d’articles que je voulais publier, mais comme la vie est un hasard contraire aux destinées, j’ai eu envie de vous parler de deux documentaires que j’ai regardé dimanche soir sur ARTE.
J’aime beaucoup Loïc Prigent, ses documentaires, ses perspectives, son ton.

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illustration Damien Cuypers

« British Style » et « Le testament d’Alexander McQueen » sont des documentaires rythmés, passionnants, intéressants et vraiment riches en informations/extraits visuels/thématiques, et surtout sont empreints du « style inimitable (une narration enlevée et un regard aiguisé sur les détails qui font sens) » de Loïc Prigent.


british style

À travers de nombreuses archives, une radiographie irrévérencieuse de la garde-robe d’outre-Manche, entre tradition et excentricités, par un Loïc Prigent en verve. (arte)

De la couleur, de l’histoire, de la culture, de la mode. Et puis, surtout, la Grande Bretagne. Quand j’avais fait un travail dessus, une phrase était revenue : « it’s about being classic with a twist », et c’est exactement ça.
Le documentaire associe témoignages, archives, « quelqu’un veut du thé ? », vogue entre les époques, les classes sociales, les périodes stylistiques qui ont marquées les générations « vous reprendrez bien un peu de thé ? », et j’ai littéralement a-do-ré découvrir ces aspects de la culture britannique.
La  « journée du pull de Noël affreux » existe bel et bien en Angleterre, mais ce n’est évidemment qu’une infime partie de ce que j’ai pu apprendre avec ce documentaire.

Tel un fantasque ethnologue, Loïc Prigent passe au crible la culture britannique, de l’obsession du thé à l’argot chaloupé de Manchester, et en observe les extravagantes répercussions en matière d’habillement. (arte)

vs pouvez aussi lire cet article du monde


le testament d’Alexander McQueen

Loïc Prigent retrace l’ébouriffante carrière du génial designer anglais Alexander McQueen, brusquement interrompue par son suicide, en février 2010. Le documentaire explore ses trois derniers défilés et révèle leur extraordinaire processus de création. (arte)

Alexander McQueen, sur l’échelle du iconic, se situe sur « on en a même parlé en cours d’anglais ».
Ceci dit, je n’ai jamais trop approfondi sur sa carrière, son style et ses inspirations. Le documentaire s’intéresse à ses trois derniers défilés, son théâtre : celui qui marque la fin d’un cycle avec une sorte de rétrospective (« morbide, excessif, il met la mode au pilori, concasse et jette tout, pour mieux recommencer »), celui qui témoigne d’un renouveau (« ce que la critique a décrit comme un chef-d’œuvre visionnaire »), et enfin son dernier défilé « The Bone Collector » qui prend désormais un autre sens.
Pourtant, ces défilés permettent de mieux comprendre l’audace de Alexander McQueen (« l’illusion d’Alexander McQueen, parce qu’au final, c’est moi l’illusion ») dans un temps plus vaste puisqu’ils réfèrent sans cesse à sa jeunesse, ses inspirations, sa carrière, sa personnalité et son histoire.
A nouveau de façon intéressante, intelligente et presque fascinante, j’ai beaucoup appris à travers l’oeil de Loic Prigent.

Dans ce documentaire érudit et inspiré, des images magistrales de ses nombreux défilés, à la fois danses macabres et commentaires politiques truffés de références, sont complétées d’images d’archives inédites, offrant un fascinant aperçu de la carrière et de la personnalité du couturier. (arte)


peut être prendrez vous le temps, ou le thé, dîtes moi

see ya

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blóm

blóm, c’est fleur en islandais

La semaine dernière (ça fait plus longtemps comme je laisse trainer mes articles), en Italie, on a visité beaucoup de jardins. Et ces jardins étaient tellement fleuris, c’était magnifique. Même dans la ville, c’était fleuri. Et c’était beau. Et je me suis dit que c’était vraiment cool les fleurs, et j’ai repensé à un article de flow sur une fleuriste, et j’ai été inspirée pour un article. yay.

Je suis une fleur. Je suis une très jolie fleur.

Je suis plus joli qu’une rose et je sens meilleur qu’un lilas. Qui suis-je ? Je suis toi.
Tu es une fleur. Tu es une très jolie fleur.
Tu es plus joli qu’une rose et tu sens meilleur qu’un lilas. Qui es-tu ? Tu es nous.
Nous sommes des fleurs. Nous sommes de très jolies fleurs.
Oui, nous sommes tous des fleurs dans le même bouquet. Des trèfles, des digitales, et des orchidées.

les fleurs, salut c’est cool

anna potter, fleur-art-istevivre« finalement, l’art floral n’est rien d’autre que le fait de peindre avec une matière vivante et éphémère »

Anna Potter a été diplômée en ‘Fine Art’ à l’université de Sheffield Hallam pour être flower designer (si j’ai bien compris) et a ouvert Swallows and Damsons. En tant que fleuriste elle se passionne de ‘vintage glamour, rustic styles’ et privilégie le coté « unique » du bouquet, dans les moindre détails et selon les envies de chacun.
S’inspirant de natures mortes florales néerlandaises du XVIIe et des peintres comme judith Leyster ou Rachel Ruisch (autres inspi : @saipua et @nicamille), je trouve qu’Anna Potter apporte un réel caractère à ses créations et je pense que c’est aussi pourquoi elles m’ont marquée.
@swallowsanddamsonsflowers1.jpg« tout ce qui m’a été enseigné aux beaux arts, au niveau de l’esthétique, des couleurs et des formes, je l’applique à mes bouquets »inspole monde fleuri

si on parle de fleur, on peut aussi parler de Michael De Feo aka @theflowerguyartiste connu dans le monde du street-art pour ses fleurs iconiques qu’il a peintes pendant 25 ans dans plus de 60 villes dont New York, Los Angeles, Miami,  Amsterdam, Paris, Venise et Hong Kong
(extrait d’un blabla plus long d’article bazar ICI)

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Alors dans les jardins, dans les films, dans l’art, sur des tissus chez liberty ou même dans un café -fleuriste à paris, peonies, les fleurs sont aujourd’hui encore bien présentes/iconiques/caractéristique d’un mood un peu romantique bohème etc.
C’est aussi bien un truc de printemps, les fleurs.
Elles ont inspiré de nombreux artistes (les peintres en général, les impressionnistes), des écrivains (cc baudelaire, les poètes), ou encore de grands couturiers (C. Dior et son jardin d’enfance, ce défilé).
La beauté énigmatique, la tendresse, les couleurs, la délicatesse, les formes, l’esthétisme, l’éphémérité, les fleurs me surprennent toujours un peu.
Surtout il y aurait encore beaucoup de choses à dire mais eh, c’est déjà un petit miracle que cet article n’ait pas fini dans brouillon, et je voulais pas que ce soit trop chargé non plus.

la bise,
claire

ps : j’ai édité les photos (tablette graphique et logiciel nul u know) mais à part les peintures, elles viennent toutes de l’instagram d’anna potter !

data project

Quand j’étais à Londres, nous sommes allés au Sciences Museum. Les expositions sur le climat ou l’avancée de la technologie ne sont pas particulièrement ma passion MAIS il y a quelque chose qui a retenu mon attention. Des cartes. Postales. Colorées. Et qui avaient l’air intéressantes.
Le blabla explicatif n’était pas très exhaustif, du coup je me suis dit que je ferais mes recherches, et here we are, parce que je trouve ce projet cool.

Giorgia Lupi et Stefanie Posavec ont, chaque semaine, pendant un an, collecté et mesuré certaines données de leur vies pour en faire des dessins de format carte postale. Chaque semaine elles se sont envoyées de chaque coté de l’Atlantique, que ce soit par une « postbox » britannique ou une « mailbox » américaine, ces cartes. Et elles sont même devenues amies (ohhhh).

Ce sont qui, Giorgia Lupi et Stefanie Posavec ?
-> Giorgia a quitté Milan pour New York, et travaille sur le design des informations, plutôt en changeant la forme un peu impersonnelle des statistiques, des donnée. Sa représentation se concentre sur l’expérimentation de nouvelles façons et de nouveaux languages visuels afin de rendre le truc + humain, contextualisé et engageant.
-> Stefanie a elle quitté les Etats Unis pour Londres. Son travail de designer s’est porté sur les données (statistiques) également, et surtout celles qui dérivent du langage, de la littérature ou encore de sujets scientifiques, et ce avec une approche manuelle ++. Son travail a été exposé dans plein d’endroits trop cool dont le MoMA (New York) et le Victoria & Albert Museum (Londres).

Le côté ‘humain’ des données est primordial dans leur approche du projet, qui se veut personnel. L’idée ce n’est pas de devenir plus efficace mais plutôt de se rendre compte que l’on peut apporter une nouvelle connection aux autres.

En écrivant cet article je voulais surtout ajouter des photos, parce que l’aspect visuel de ces cartes est vraiment génial, mais c’est encore plus cool quand on sait ce qu’il y a derrière. :))
Aussi je laisse quelques liens si vous voulez, il y a d’ailleurs un livre qui a l’air chouette et des vidéos sur le sujet : dear-data.comgiorgialupi.comstefanieposavec.co.uk, @deardatapostbox.

C’était une découverte artistique from London.

see you (soon, j’espère)
claire

 

bioscoop

bioscoop ça veut dire cinéma. en néerlandais. j’adore aller au cinéma d’ailleurs.

J’aime bien parler des films que je vois chaque mois. Parce que c’est nouveau, généralement au cinéma et que ça a un côté découverte. J’aime bien me dire qu’ici c’est une forme de journal de bord, et damn je n’ai jamais parlé de CES films. Ceux que j’ai déjà regardé, que je regarde encore (des madeleines de proust ??).

On part plutôt sur du feel good, pas vraiment des films d’auteur / reconnus / blockbusters  non plus. Et sur un avis pas vraiment objectif (mais à vous de forger le votre !).


LIBRE ET ASSOUPI

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« On s’en fiche de ce qui est sérieux ou pas, non ? Si vous aimez les crêpes, faites des crêpes. »

Il n’y a pas vraiment d’histoire si ce n’est que de rentrer dans la vie de ces trois colocs : Sébastien, Bruno et Anna. Sans ambition autre que celle d’être une grande étendue, Sébastien se retrouve confronté à la réalité, entre Bruno qui enchaîne des petits boulots et Anna, stagiaire ambitieuse et déterminée. Puis blablabla on le voit évoluer dans cette vie, et dans la société. Et je les trouve touchants, l’histoire est touchante. C’est poétique, drôle, beau. D’une certaine façon je m’y retrouve, et pendant quatre-vingt treize minutes je suis ailleurs, je m’évade et je sourie pour pas grand chose, pour ces personnages attachants. Mais en même tant ce film pousse à la réflexion, idk il y a une certaine remise en question du monde, de cette réalité qui est la nôtre (malgré de gros clichés parfois).
Aussi l’image est belle, la bande originale est cool + j’adore Charlotte Lebon, et j’aime beaucoup le jeu de Baptiste Lecaplain et de Felix Moati.

synopsis : Sébastien n’a qu’une ambition dans la vie : ne rien faire. Son horizon, c’est son canapé. Sa vie il ne veut pas la vivre mais la contempler. Mais aujourd’hui, si tu ne fais rien… Tu n’es rien. Alors poussé par ses deux colocs, qui enchaînent stages et petits boulots, la décidée Anna et le pas tout à fait décidé Bruno, Sébastien va devoir faire … Un peu.    -> bande annonce 


LE HERISSON

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« Depuis longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons : un monde où les adultes se cognent comme des mouches à la même vitre. Mais ce qui est certain, c’est que dans le bocal, j’irai pas ! »

La première fois que j’ai entendu parler de ce film, je crois que c’était au cinéma. Dans la bande annonce Paloma déclare a ses parents : « plus tard, je serai concierge ». J’avais dix ans, cette phrase m’a marquée, j’ai voulu voir le film et j’ai oublié son titre (c’était avant internet). BON. Et finalement, un peu comme Libre et assoupi, ce film est poétique, questionne l’existence et fait vivre des personnages attachants.
Madame Michel, sous ses airs de concierge discrète et un peu « bourrue » (dixit wikipedia)(je sais c’est pas une référence), intrigue Paloma (elle aussi bien loin de la réalité). Et il y a aussi ce nouveau voisin japonais. J’aime bien Paloma, idk un peu artiste, elle a l’air rêveuse mais  finalement elle est très lucide (trop parfois). 
Il y a une certaine ambiance qui se dégage de ce film, à la fois cet « élégant immeuble parisien », ces personnages sensibles et encore une bande originale vraiment cool.

synopsis : Renée Michel est concierge dans un élégant immeuble parisien depuis 27 ans. Sensible et raffinée, elle tente de cacher sa culture derrière le stéréotype de la concierge ingrate et revêche. Mais ni Kakuro Ozu, un riche Japonais, ni Paloma Josse, une fillette de 11 ans, brillante et suicidaire, ne sont dupes. Ils sont bien décidés à percer le mystère de cette femme. Kakuro l’invite à dîner pour mieux la connaître. Pendant ce temps, Paloma, qui a prévu de ne pas dépasser 12 ans, réalise un film sur le sens de la vie. Les trois voisins se lient d’une amitié rare et profonde…    -> bande annonce


THE THEORY OF EVERYTHING

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« What if I reverse time to see what happened at the beginning of time itself ? »

On est allé le voir au cinéma en seconde. Parce que la physique blablabla. Mais j’y serai allé de toute façon (je n’ai pas soutenu l’idée dans le simple but de louper des cours eh). Je l’ai revu il y a peu de temps, et pourtant ce film ne m’a jamais vraiment quittée puisque j’ai beaucoup, beaucoup écouté la bande originale (btw idéale pour travailler/dormir).
Le film retrace le parcours de Stephen Hawking avec justesse, même si l’accent est moins placé sur ses travaux. On découvre surtout une volonté de vivre, accompagnée par la determination de Jane Wilde. Et je me souviens que ça m’avait vraiment frappée au cinéma, cette sincérité. L’histoire est vraiment belle, inspirante (et intéressante bien sur). Et puis ces théories sur l’univers, les étoiles, le temps, ça me fascine un peu je crois.
En ce qui concerne les acteurs je les a-dore, Felicity Jones est touchante et réussi à imposer son personnage et Eddie Redmayne juste wow (il a d’ailleurs reçu un oscar avec ce rôle).

synopsis : 1963, en Angleterre, Stephen, brillant étudiant en Cosmologie à l’Université de Cambridge, entend bien donner une réponse simple et efficace au mystère de la création de l’univers. De nouveaux horizons s’ouvrent quand il tombe amoureux d’une étudiante en art, Jane Wilde. Mais le jeune homme, alors dans la fleur de l’âge, se heurte à un diagnostic implacable : une dystrophie neuromusculaire plus connue sous le nom de maladie de Charcot va s’attaquer à ses membres, sa motricité, et son élocution, et finira par le tuer en l’espace de deux ans. 
Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution de Jane, qu’il épouse contre toute attente, ils entament tous les deux un nouveau combat afin de repousser l’inéluctable. Jane l’encourage à terminer son doctorat, et alors qu’ils commencent une vie de famille, Stephen, doctorat en poche va s’attaquer aux recherches sur ce qu’il a de plus précieux : le temps. 
Alors que son corps se dégrade, son cerveau fait reculer les frontières les plus éloignées de la physique. Ensemble, ils vont révolutionner le monde de la médecine et de la science, pour aller au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer : le vingt et unième siècle.    -> bande annonce


Est ce que j’aimerai encore ces films des années plus tard ? J’aime croire que oui. Et il y en aura surement d’autres. Ce ne sont d’ailleurs pas les seuls mais voilà, c’est déjà pas mal.

la bise,
claire

ps : j’aimerai vraiment savoir quelles sont vos madeleines cinématographiques, n’hésitez pas.