DAS PLAKAT – l’affiche

La publicité est une forme de communication de masse, dont le but est de fixer l’attention d’une cible visée afin de l’inciter à adopter un comportement souhaité : achat d’un produit, élection d’une personnalité politique, incitation à l’économie d’énergie, etc. (wikipédia)

Affiche en allemand, c’est plakat. Pour publicité, c’est werbung.

ARTE propose en cinquante deux minutes de revenir sur le tournant de l’affiche publicitaire en Europe au début du XXe siècle. « L‘affiche – La naissance de la publicité moderne«  retrace le parcours de trois artistes graphistes (les plus célèbres), la façon dont leur langage pictural a influencé et fonde les bases de la publicité moderne.
En « s’affranchissant » des contraintes artistiques, de l’esthétisme recherché par des affichistes parisiens tels qu’Henri de Toulouse Lautrec, Alfons Mucha, Jules Chéret, le message devient déterminant dans l’art de l’affiche pour attirer davantage l’attention.
La réclame évolue, le style des artistes également : l’affiche s’impose comme un moyen de communication a part entière, indissociable du message publicitaire.
Que ce soit en termes d’identité visuelle, de logo, de valeurs et par la suite au niveau de la propagande politique, ce documentaire donne sur l’émergence de ce domaine une perspective interessante, c’est donc une : recommandation.

« l’agitation urbaine suscite les sens à l’extrême »

L’art de la publicité, dont l’essor récent est intimement lié à celui de l’industrialisation, a connu un tournant majeur à Berlin, Munich et Vienne au début du XXe siècle. Trois graphistes, les Allemands Lucian Bernhard et Ludwig Hohlwein et l’Autrichien Julius Klinger décident de mettre leur talent au service des industriels de l’automobile, du tabac ou de la mode. 
Simplifiées à l’extrême, leurs Sachplakaten (affiches-objet) ne ressemblent plus en rien aux publicités de style Art Nouveau : désormais, les biens de consommation et leur marque sont placés au centre des affiches publicitaires. Une révolution.
(ARTE)

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Pourtant regarder la communication de masse sous un autre angle peut se révéler tout aussi interessant.
Le documentaire ARTE « Propaganda, la fabrique du consentement« , (malheureusement plus sur youtube) se propose de décrypter « à travers la figure d’Edward Bernays (1891-1995), l’un des inventeurs du marketing et l’auteur de “Propaganda”, des méthodes de la “fabrique du consentement”. »
Revenant notamment sur les techniques de persuasion des masses inspirées des codes de la publicité, il explique comment les industriels l’utilisent pour imposer le capitalisme « et transformer ainsi le citoyen en consommateur » et s’intéresse au parcours de « celui qui, entre autres, fit fumer les femmes, inspira le régime nazi, accompagna le New Deal et fut l’artisan du renversement du gouvernement du Guatemala en 1954 » (je cite arte qui résume très bien).

AUSSIartearteDans la même thématique, je vous suggère la mini série #propaganda qui décrypte la communication autour d’objets et phénomènes socio-politiques contemporains.
Chaque épisode (10 x 6 minutes) se focalise sur une technique, du storytelling au nation branding en passant par les leaders d’opinion et la polarisation.
Comment nous vend-on un Iphone, un énième épisode de Star Wars, des Pokémon Go, ou même Trump et la République populaire de Chine ? Un spin-doctor de choc, nous fait découvrir à partir d’images détournées les stratégies utilisées à notre insu pour influer nos opinions et fabriquer notre consentement.

CCL : Le sujet est bien plus vaste, la publicité, ses bénéfices et ses dérives bien plus complexes que trois documentaires ARTE, mais ils permettent une entrée en la matière assez pertinente. Pour citer le musée des arts décoratifs : « Art de l’éphémère par excellence, la publicité est le lieu où se croisent et s’interpénètrent les tendances artistiques et les courants sociologiques d’une société. C’est de ce renouvellement permanent, mais aussi de sa dimension historique, créative et socioculturelle, que témoigne ce département. »

c’est pas grave d’avoir des stan smith, mais c’est cool de se cultiver,
see you,
claire

Publicités

bye october – bye november

hi

« il nous faut tout faire pour conserver au fil de l’existence cette faculté créatrice de sens : voir, écouter, observer, entendre, toucher, caresser, sentir, humer, gouter, avoir du « gouté pour tout, pour les autres , pour la vie »» (Françoise Héritier)

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61 jours plus tard, et avec 30 jours de retard (mieux vaut tard que jamais, le bazar sait attendre), un automne cool avec le pilate, une petite inondation, des couchers de soleil, le conducteur de métro chantant, des sushi, la remise du bac (wow), la ligne 6, le wei, des vacances un peu, et même le dernier jour de novembre de la NEIGE, encore des découvertes et des petites péripéties : bazar here we are.

tumblr_opch49e5re1ql27suo2_540pourquoi pas


projetflowerss« There is something sort of ‘Banksy-esque’ about what we do, which is fun and exciting. »

Des fleurs dans la ville, dans la rue, dans des poubelles. Improbable et pourtant, à New York, Lewis Miller et son crew (Lewis Miller Design) réalisent des installations (guérilla installations) de bouquets immenses, colorés, ou juste de fleurs qui s’imposent dans New York. Depuis octobre 2016, à partir d’un halo « psychédélique » de 2000 fleurs autour du mémorial de John Lennon à Central Park, LM aka « The Flower Bandit », ces installations éphémères (souvent des fleurs recyclées d’évènements) illuminent le chemin des new yorkais qui les croisent, une sorte de street art floral, coloré, surprenant car inattendu – les fleurs peuvent surgir de poubelles.
“My team and I work really fast and very early in the a.m. Our call time for these flashes is 5:45 a.m., and we try to finish them before sunrise. We always recycle flowers from events when possible.”
L’idée est de propager la magie des fleurs, dans l’esprit du studio qu’est la constante poursuite de la beauté, et de recréer un sentiment, plaisir lié au fleur dans le quotidien urbain, tout en interpellant par une réflexion sur la fragilité de la vie etc.
Et WOW j’aime tellement, tomber par hasard sur autant de fleurs au détour d’une rue, c’est le quotidien qui s’illumine en un instant, et c’est beau.

@lewismillerdesignlewismillerdesign.com

« That was my goal, my vision. Create an emotional response through flowers. And in this age of social media, we saw the fruits of our labor and were instantly rewarded via Instagram […] It was one of the most rewarding and gratifying ‘events’ I have produced.»


artistevolcans

Axel Sigurðarson est photographe (éditorial et commercial) icelandais, ayant grandi et vivant à Reykjavík. Au cours de ses voyages en famille, il s’est découvert une passion pour la photographie et vit aujourd’hui de son art.
Si toutes ses photos sont riches et interessantes, les séries from above, greenland, ses voyages ou ses portraits, je suis complètement admirative et fascinée par sa série holuhraun.
Axel Sigurðarson a assisté à l’éruption du Bárðarbunga lorsqu’il se rendait vers le champ de lave Holuhraun au nord du cap Vatnajökull, il a alors pu capturer ce moment – les photos sont aériennes ce qui renforce leur caractère impressionnant. « Ses photos montrent la nature déchainée, entre roches rougies, explosion de lave et nuages de poussière et de gaz. » (i)
Ces clichés sont d’une beauté folle, et vraiment je vous suggère d’aller voir la série dans son ensemble.

@axelsigaxelsig.com


deskms
kms

61 jours à paris dont : explorer l’institut culturel italien, la vente de la maison d’édition pyramide (étape), faire un vide dressing de blogueuse, du métro, l’expo de charlotte lebon, une dédicace de soledad avec tati, les nuits blanches avec garance, voir jean lasalle (damn), pompidou, du métro, le musée de l’orangerie, l’institut culturel suédois, les siestes sonores à la villa vassilief, la bibliothèque de la cité universitaire, offprint aux beaux arts, le salon de la photo, du métro, une conférence sur la danse classique au MK2, le feu d’artifice du musée rodin, les grands voisins, une table ronde sur les centres d’art contemporain au palais de tokyo, une conférence TED

(sète aussi, un peu de vacances en famille au bord de la mer)


film

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« une curiosité aussi originale que poétique, et une méditation sur le regard scientifique d’une rare justesse » (Le Monde)

I origins, de Mike Cahill, est un film qui parle de sciences, de spiritualité, d’existence. L’image du film est particulièrement travaillée, la bande originale aussi (the dø, will bates et phil mossman), les acteurs sont cools. L’intrigue est originale, intelligente, et le sujet de l’iris ultra interessant (donnant une singularité au film dans son ensemble). C’est un monde à part, pourtant très proche du notre. Je ne suis pas trop science fiction d’habitude, mais j’ai beaucoup aimé.

“Every living person on this planet has their own unique pair of eyes.
Each their own universe.”

synopsis : Sur le point de faire une découverte scientifique, un médecin part en Inde à la recherche d’une jeune fille qui pourrait confirmer ou infirmer sa théorie. Le film retrace le voyage incroyable qui va relier des individus totalement différents, et prouver que la science et les sentiments ne sont pas deux univers séparés…


desmots
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voilà, c’était l’automne, 61 jours d’octobre et de novembre, des aventures et des découvertes, vous pouvez racontez les votres aussi, c’est toujours interessant (et à l’année prochaine)(lol)

la bise,
claire

ps : la photo en intro c’est « Chloe, Kim & Catherine » par Betina du Toit (@betinadutoit)

remember september

hij!

this kitchen is made for dancing

septe

septembre c’était une fin de vacances, la campagne et la famille, le concert de rentrée, des au-revoirs, puis un changement de vie,  un tourbillon de nouveautés, des kilomètres en train puis en métro, à pieds, des cafés et des journées du patrimoine, des musées et des soirées, de la musique de l’art du métro un nouvel emploi du temps encore du métro des nouveaux visages de nouvelles aventures
ici on part sur une régularité nulle, sur une spontanéité imprévisible et sur un article bazar en retard : septembre et ses découvertes

tumblr_oi4jl0e9qj1urno5wo1_500on n’a JAMAIS tout vu


UNE ARTISTE

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De Mexico a Londres, pour à nouveau retrouver le Mexique, Victoria Villasana est une artiste textile qui a fait ses classes en design à l’ITESO University mais aussi dans l’univers street art de Londres (reconnue pour sa féminité rebelle et ses images multiculturelles).
Elle part avec des photos plutôt vintage (des icônes etc) et les travaille avec de la broderie colorée, souvent mettant en valeur les yeux : elle se dit intéressée par les cultures et l’esprit humain, la manière dont leurs rapports s’organisent dans un monde post digital fragmenté. Son travail est décrit comme « dynamique » dans le sens où il déborde souvent du cadre (« on accepte l’imperfection, la fugacité ») et est maintenant famous, faisant l’objet d’expositions et d’installations.

Et j’aime beaucoup le fait que ce soit ultra coloré, avec les photos en noir et blanc le constate est assez intéressant, permet de mettre en avant certains détails de perception. L’effet moderne qui se dégage de ces images est aussi très cool, et j’adore le mélange de matières et de « volume » (l ‘image plane – la broderie en relief).

article ici, @villanaartvictoriavillasana.com


DES KILOMETRES

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Des endroits improbables à Paris il y en a partout, mais encore faut il le savoir, le soupçonner. Des bribes, un peu dans le désordre, parce que septembre, c’était suffisamment de temps libre pour partir en exploration.
Le musée Picasso a été une belle découverte, une assez bonne retrospective sur l’oeuvre de Picasso, ses différentes inspirations, ses périodes, ses réalisations.
Mais aussi : une nocturne au musée d’Orsay avec les portraits de Cézanne avec un concert de la maison Tellier / les journées patrimoines et l’ambassade d’Angleterre, la SACD, des jardins et même une église orthodoxe (gros programme)/ une table ronde dans un centre contemporain (sur l’engagement des intellectuels au XXIe siècle) et autres errances. Vraiment, je me demande parfois ou je suis mais ça vaut le coup.


UN FILM (OU DEUX)

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La danseuse, un film que j’avais envie de voir depuis sa sortie et qui pourtant a passé un moment sur la liste de « quand j’aurai le temps ». J’ai eu le temps, et zéro regret. Un film de danse, un dandy (gaspard ulliel)(!!!) et de l’art, une atmosphère d’époque, et une histoire envoutant et un casting de pointe. J’ai été captivée par la douceur, la fougue et les enjeux de cette intrigue, et le film est esthétiquement très réussi.

synopsis : Loïe Fuller est née dans le grand ouest américain. Rien ne destine cette fille de ferme à devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés de longues baguettes en bois, Loïe réinvente son corps sur scène et émerveille chaque soir un peu plus. Même si les efforts physiques doivent lui briser le dos, même si la puissance des éclairages doit lui brûler les yeux, elle ne cessera de perfectionner sa danse. Mais sa rencontre avec Isadora Duncan, jeune prodige avide de gloire, va précipiter la chute de cette icône du début du 20ème siècle.

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Mais aussi gros coup de coeur pour Marie-Antoinette, de Sofia Coppola, pas tant pour l’intrigue mais pour son incroyable richesse visuelle : couleurs, matières, reconstituions. Il est aussi intéressant de voir l’insolence de Marie-Antoinete face aux innombrables conventions qui l’entourent, dans un monde à la fois solennel et ivre de fête : « BIJOUX, FÊTES, VOLUPTÉ » comme l’exprime le Monde. Aussi « s’agissant d’un film sur l’adolescence (éternelle), il s’agit aussi d’un film sur la hantise de l’ennui, l’insouciance de la dépense, le sexe (ses ratés, ses ivresses), les pâleurs vagues et fuchsia, les spirales d’abandon, le culte de la new wave, du quotidien éthéré, de la vie dissipée » (le Monde).

synopsis : Évocation de la vie de la reine d’origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI, guillotinée en 1793.Au sortir de l’adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l’autre sans aménité.
Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu’on lui impose. Elle s’évade dans l’ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.
Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?


UN TWEET
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je vous laisse mes pâtes m’attendent, mais sinon septembre c’était cool et j’espère que pour vous aussi (c’est loin, mais ça stimule la mémoire)

la bise,
claire

remember august

hi !

l’ennui gagne les fainéants dépourvus d’imagination

aoutttt

août, on lui a dit plus qu’au revoir cette fois, on le regarde au loin, aout qui est reparti avec son soleil, ses étoiles, sa mer, sa nonchalance, son insouciance et ses longues journées d’été.
j’ai aimé août, les vagues, écrire des cartes postales, la tarte aux framboises, me dire que j’adore la contrebasse, chiner un échos de mode de 1947, faire du granola, profiter de ma famille, retrouver mes copains
et puis, en chemin, j’ai découvert des trucs sympas, et ces trucs les voilà, article bazar here we are

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UN ARTISTE

todd mclellan« It all started from a kindergarten finger-painting class and grew from there. « 

Todd McLellan, et particulièrement son projet « Things Comme Apart » (2009) m’ont interpellée. En décomposant des objets du quotidien – rétros comme modernes, il explore une nouvelle perspective de leur nature, remet en question les modes de consommation. Le sens d’une machine à écrire, d’un vélo, change complètement une fois désassemblés, ré-arrangés et photographiés par ses soins.
« Ensuite, Todd a voulu leur donner une seconde histoire, ou comme il explique « une double personnalité », en les photographiant alors qu’on les jette dans les airs. Le résultat est captivant. »
Canadien, il a étudié la photographie à l’Alberta College of Art + Design et s’associe a d’autres artistes notamment avec freesociety.

« Quand j’étais enfant, je m’amusais à casser les petites voitures de mes frères avec un marteau. Heureusement, avec le temps, ma façon de démonter les objets est devenue plus raffinée. J’ai commencé par collecter des choses anciennes. Je voulais m’intéresser à la manière dont elles avaient été construites et à la façon dont elles fonctionnaient. Alors, j’ai commencé à photographier très simplement des pièces décomposées. « 


DES KILOMETRES

AOUT

Après la montage, la mer. Puis la campagne. Du bleu, du vert, des kilomètres.

L’île d’Oleron, l’océan, les cartes postales, les descentes en vélo, les tentatives de surf, l’aquagym, les coquillages, les couchers de soleil, la douceur de vivre, bien manger.
La Corrèze, les « plus beaux villages de France », le kayak, la pluie, les fleurs séchées, la verdure, les gouffres, les ciels de feu et leur nuages.
La Campagne, les diners en famille, le feu d’artifice, les nuances du ciel, les étoiles, les fanions.


UN FILM

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Une comédie musicale de 1967 par Jacques Demi, un classique ? Who knows, je ne l’ai regardé qu’en août, et j’ai adoré. Les Demoiselles de Rochefort, c’est un « émerveillement cinématographique ». Catherine Deneuve et Françoise Dorléac, les chorégraphies, les tons pastels, la maitrise de la réalisation, les musiques (bon pour le coup ça fait deux mois que je l’ai dans la tête, mais elle est trop cool). L’histoire n’est pas folle, on pourrait parler d’un « incessant chasser-croiser romantique ». Blablabla ils se croisent tout le temps « oh delphine je crois que j’ai rencontré l’homme de ma vie », c’est un peu niais mais c’est aussi tout le charme du film, de l’époque. Et c’en est drôle, lumineux.

synopsis : Delphine et Solange sont deux jumelles de 25 ans, ravissantes et spirituelles. Delphine, la blonde, donne des leçons de danse et Solange, la rousse, des cours de solfège. Elle vivent dans la musique comme d’autres vivent dans la lune et rêvent de rencontrer le grand amour au coin de la rue. Justement des forains arrivent en ville et fréquentent le bar que tient la mère des jumelles. Une grande foire se prépare et un marin rêveur cherche son idéal féminin


UN TWEET
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août, avec un peu de retard, presqu’un peu de nostalgie, des souvenirs, des explorations, ça va vous ?

la bise,
claire

érudit et inspiré

J’avais préparé une liste d’articles que je voulais publier, mais comme la vie est un hasard contraire aux destinées, j’ai eu envie de vous parler de deux documentaires que j’ai regardé dimanche soir sur ARTE.
J’aime beaucoup Loïc Prigent, ses documentaires, ses perspectives, son ton.

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illustration Damien Cuypers

« British Style » et « Le testament d’Alexander McQueen » sont des documentaires rythmés, passionnants, intéressants et vraiment riches en informations/extraits visuels/thématiques, et surtout sont empreints du « style inimitable (une narration enlevée et un regard aiguisé sur les détails qui font sens) » de Loïc Prigent.


british style

À travers de nombreuses archives, une radiographie irrévérencieuse de la garde-robe d’outre-Manche, entre tradition et excentricités, par un Loïc Prigent en verve. (arte)

De la couleur, de l’histoire, de la culture, de la mode. Et puis, surtout, la Grande Bretagne. Quand j’avais fait un travail dessus, une phrase était revenue : « it’s about being classic with a twist », et c’est exactement ça.
Le documentaire associe témoignages, archives, « quelqu’un veut du thé ? », vogue entre les époques, les classes sociales, les périodes stylistiques qui ont marquées les générations « vous reprendrez bien un peu de thé ? », et j’ai littéralement a-do-ré découvrir ces aspects de la culture britannique.
La  « journée du pull de Noël affreux » existe bel et bien en Angleterre, mais ce n’est évidemment qu’une infime partie de ce que j’ai pu apprendre avec ce documentaire.

Tel un fantasque ethnologue, Loïc Prigent passe au crible la culture britannique, de l’obsession du thé à l’argot chaloupé de Manchester, et en observe les extravagantes répercussions en matière d’habillement. (arte)

vs pouvez aussi lire cet article du monde


le testament d’Alexander McQueen

Loïc Prigent retrace l’ébouriffante carrière du génial designer anglais Alexander McQueen, brusquement interrompue par son suicide, en février 2010. Le documentaire explore ses trois derniers défilés et révèle leur extraordinaire processus de création. (arte)

Alexander McQueen, sur l’échelle du iconic, se situe sur « on en a même parlé en cours d’anglais ».
Ceci dit, je n’ai jamais trop approfondi sur sa carrière, son style et ses inspirations. Le documentaire s’intéresse à ses trois derniers défilés, son théâtre : celui qui marque la fin d’un cycle avec une sorte de rétrospective (« morbide, excessif, il met la mode au pilori, concasse et jette tout, pour mieux recommencer »), celui qui témoigne d’un renouveau (« ce que la critique a décrit comme un chef-d’œuvre visionnaire »), et enfin son dernier défilé « The Bone Collector » qui prend désormais un autre sens.
Pourtant, ces défilés permettent de mieux comprendre l’audace de Alexander McQueen (« l’illusion d’Alexander McQueen, parce qu’au final, c’est moi l’illusion ») dans un temps plus vaste puisqu’ils réfèrent sans cesse à sa jeunesse, ses inspirations, sa carrière, sa personnalité et son histoire.
A nouveau de façon intéressante, intelligente et presque fascinante, j’ai beaucoup appris à travers l’oeil de Loic Prigent.

Dans ce documentaire érudit et inspiré, des images magistrales de ses nombreux défilés, à la fois danses macabres et commentaires politiques truffés de références, sont complétées d’images d’archives inédites, offrant un fascinant aperçu de la carrière et de la personnalité du couturier. (arte)


peut être prendrez vous le temps, ou le thé, dîtes moi

see ya

remember july

holà les loulous

« we live on a blue planet that circles around a ball of fire next to a moon that moves the sea, and you don’t believe in miracles ? »

juillet

Qu’est ce que j’ai aimé juillet. Il y a eu les répétitions de piano et de danse, le ballet, paris puis la montagne. En famille à 1000m puis entre copains à 1600m.
Juillet c’est le soleil, porter des jupes, les abricots, ça a été un peu de sport, du rire, de la musique. Pas trop le temps de s’ennuyer, mais les vacances sont loin d’être finies, et tant qu’on y est un petit article bazar, comme ça, hop.

tumblr_omnh28niue1vdutd9o1_500du vichy et des fleurs, c’est moi (presque)


UNE ARTISTE

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Artiste contemporaine italienne, Francesca Pasquali développe à travers l’observation de la nature une riche recherche artistique, qui aboutit à des installations et des oeuvres ayant la particularité d’être pour la plupart réalisées à partir de matières industrielles, plastiques etc. Par exemple, l’exposition à laquelle je me suis rendue galerie Tornabuoni Art reprenait des travaux composés de pailles (série straws), de balais, d’élastiques ou en néoprène (frappa). C’est coloré, parfois complexe, évocateur, surprenant, et c’est d’autant plus cool puisqu’elle nous invite à toucher les oeuvres (!!) (pas comme dans les musées) pour stimuler d’autres sens que la vue.

« Se revendiquant de l’arte povera (courant artistique sublimant les objets du quotidien), la jeune femme crée du merveilleux avec trois fois rien. Des tableaux-paysages et des installations monumentales constituées de simples pailles, d’éponges, d’élastiques, etc.  » (instant parisien)

Une vidéo est projetée dans l’une des salles, que j’ai trouvé particulièrement intéressante pour comprendre le travail de Francesca, son inspiration des microcosmes, son rapport à la matière, aux oppositions, au mouvement et à la perception. Vous pouvez d’ailleurs la retrouver ici (en + elle parle en italien, c’est trop agréable).

« I’ve always thought art as an entity that should be totally involved with the observer.
When I find a proper space, I need to invade it with my artworks. I love to work on installing the “environment” so that the viewer, once “entered the sculpture”, is swallowed up by the material itself. This is the stimulus that causes the viewer to perceive with the senses of the body’s work: sight, touch, hearing. »

@francescapasqualiarchivefrancescapasquali.com


DES KILOMETRES

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Paris, pour le red tape, et puis pour le musée de la vie romantique, les cousines, la galerie passage de retz.
Au musée de la vie romantique il y a une expo très cool « le pouvoir des fleurs », qui reprend le travail de Redouté mais aussi d’autres oeuvres sur cette thématique (prolongée jusqu’à fin octobre). C’est intéressant de voir l’importance qu’avaient l’art floral et les sciences botaniques au moment du XVIII/XIXe.

Entre science et beaux-arts, Pierre-Joseph Redouté incarne l’apogée de la peinture florale ; surnommé le «Raphaël des Fleurs», il est devenu un modèle encore célébré aujourd’hui grâce à l’élégance et à la justesse de son interprétation d’une nouvelle flore venue orner les jardins entre la fin de l’Ancien Régime et la Monarchie de Juillet.

« la fleur donne le miel : elle est la fille du matin, le charme du printemps, la source des parfums, la grâce des vierges, l’amour des poètes, elle passe vite comme l’homme, mais elle rend doucement ses feuilles à la terre » (Chateaubriand, 1802)

Et dans le Marais, la galerie Tornabuoni Art consacrait à Francesca Pasquali une exposition (jusqu’au 23 septembre) dont je vous ai parlé plus haut.

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La montagne, c’est magique. En été ce sont les sapins, les lacs turquoises, des vues incroyables, les vallées, les couchers de soleil et une belle lumière. C’est ressourçant je crois, sportif aussi, et dépaysant. C’était « le temps des copains et de l’aventuuuure » u know (et de la famille aussi, différent mais tout aussi génial).


UN FILM

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En juillet, j’ai vu que Deborah François jouait dans un nouveau film : Loue moi. La bande annonce était cool, et même si ce n’est pas le film le plus intellectuel de l’été (la critique n’est pas ouf), j’ai adoré. C’est plutôt un feel good movie, du genre qui te donne le sourire, te fais oublier qu’il n’y a pas de clim dans la salle, et dont les personnages sont attachants. J’aime beaucoup Deborah François (depuis les tribulations d’une caissièrepopulaire)(d’ailleurs elle a parfois des airs de lily rose depp non ?), et la question du mensonge est un axe plutôt cool.

synopsis : Léa, 27 ans, n’est pas la brillante avocate qu’imaginent ses parents. En réalité, avec Bertille sa meilleure amie et colocataire, elle a monté une agence proposant de « louer » leurs services pour tous types de missions. De ramasseuse de balles à fille aimante, de conseillère conjugale à belle-fille idéale, Léa jongle avec les identités jusqu’à s’y perdre elle-même.
Alors quand son amour de jeunesse réapparait et se retrouve mêlé malgré elle à un de ses mensonges, les choses vont rapidement lui échapper…


UN TWEET
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c’est tout pour juillet, c’était carrément chouette et août part plutôt bien de son côté.
what’s up vous ? vos découvertes ? vos vacances ? vos errances ?

à bientôt pour de nouvelles aventures,
claire

 

poussière interstellaire

Cette semaine j’ai fait de la peinture et de l’aquarelle (wow), retrouvé les phrases qui m’ont marquée et que j’aime relire, lu flow, visité des musées et des galleries, parce que eh, enfin les vacances.
Du coup j’ai eu envie de parler un peu d’art, et d’artistes.

nj.001Il y a environ un an, il y avait réalité oscillante, un article où je vous partageais une vidéo géniale de Thomas Blanchard. Il y a quelques temps, il en a sorti une autre, réalisée avec Oilhack, et c’est toujours aussi prenant.

« galaxy gates » is an experimental dreamlike video rocking us smoothly through circular moves. 
The visual compositions have been created out of paint, oil and soap liquid. First, paints are mixed, then they are “opened”, a specific process that we have worked out while on a trip in Japan.

Le site qui regroupe les collaborations de ces deux artistes (wearecolorful.net) présente leur trois vidéos, kingdom of colors, emerald et galaxy gates, et ohlala c’est tellement cool.

 Photography lovers expressing their  feelings through  soothing videos and luxurious impressions.
Their art is an experimental dream making us gently vibrate with its circular movements 

Le duo : Anton Oilhack, artiste (painter, photographer, projectionist) qui s’inspire de la nature, et dont les créations sont une alchimie de couleurs, matériaux, textures, Thomas Blanchard, directeur artistique et aime mélanger les arts, explorer. « Art is for me a way to thank life, a sharing without limits, beyond the borders, Color is my weapon to continue exchanging freely. » (Oilhack)

J’aime beaucoup la manière dont ils partagent leur expérience à travers un projet commun, autour de la couleur et du mouvement. Je suis toujours fascinée devant leur vidéo, entre le rythme, les couleurs, la musique, et peut être que vous le serez aussi.

see ya,
claire